Tu manges équilibré. Ton déjeuner est solide. Ton lunch est correct. Ton souper, pas mal. Mais t’avances pas. Tu te sens un peu ballonné, un peu frustré. Tes résultats stagnent. Tu te dis : “Mais je fais tout comme il faut!”
Et là, je te pose une seule question : Tu manges quoi entre les repas?
…
Et c’est là que le brouillard commence. Tu y penses… “Ben… une poignée de noix ici et là. Un shake… un petit yogourt. Ah, pis une toast au beurre de peanut. Pis une ou deux bouchées de la collation des enfants, peut-être.”
Individuellement, aucune de ces affaires-là n’est catastrophique.
Mais additionnées? Ça peut représenter facilement 500 à 800 calories que tu ne comptais pas vraiment.
🧠 Le problème, c’est pas que c’est “pas santé”
Des noix, du fromage, du yogourt grec, de l’hummus — c’est pas du fast-food. Mais y’a une réalité qu’on oublie : on mange souvent des collations “saines” comme si c’était des repas invisibles.
Et ces “invisibles” là, ils ralentissent tes progrès. Pas parce qu’ils sont mauvais, mais parce qu’ils sont trop fréquents, trop riches, ou mal placés dans ta journée.
Les données sont claires : les collations comptent (beaucoup)
Selon une étude parue en 2023 dans European Journal of Nutrition (source 1), les collations représentent en moyenne 25 % des calories quotidiennes chez les adultes.
Et le hic? Elles sont souvent moins riches en protéines, plus sucrées, plus transformées.
Et ça, c’est pas moi qui le dis : une autre étude récente (source 2) a démontré que la qualité des collations était souvent déconnectée de celle des repas. Autrement dit : manger un souper équilibré ne garantit pas que ce que tu grignotes à 15h ou à 21h est aligné avec tes objectifs.
⏰ Le moment compte plus que tu penses
C’est rare que quelqu’un me dise :
“Le matin, à 9h, je mange une collation ultra transformée.”
Mais le soir? Après souper? En regardant Netflix? Là, les freins lâchent.
Et le problème n’est pas le petit bol de raisins secs. C’est la suite : 3 poignées. Un morceau de fromage. Un ou deux biscuits. Un deuxième bol. Et là, tu vas te coucher avec un sentiment diffus de : “Ouais, j’ai pas mangé de façon aussi intentionnelle que je pensais aujourd’hui.”.
🤯 Fun fact : les collations représentent souvent 25 à 30 % de ce que tu manges dans une journée
Mais elles sont rarement planifiées avec autant d’intention que tes repas. C’est du “grab and go”. Mais le grab and go… ça s’accumule. Et ça peut facilement faire dériver ton apport en protéines et en fibres sans que tu t’en rendes compte.
🛠️ OK, on fait quoi avec ça?
Voici ce que je conseille à mes clients (et ce que j’essaie de faire moi-même) :
- Si t’as faim, mange une collation “comme un mini-repas”, pas un petit grignotage vague. → ex. œuf dur + crudités, fromage + craquelins, shake + fruit
- Évite les trucs “sans fin” : noix, granola, craquelins, céréales… → si tu veux en manger, mesure une portion. Puis range le sac. Tout de suite.
- Si tu sais que t’as tendance à grignoter le soir, mets l’accent sur un souper plus rassasiant : protéines + fibres + lipides.
- Et à la base, admettons-nous que la meilleure façon de ne pas manger de chip c’est de ne pas en avoir dans le garde-manger🙂
- Et surtout : mets tes collations en lumière. Ce que tu caches ou banalises, c’est souvent ce qui te garde pris dans un plateau.
Tu veux des petits défis simples?
- Observer, pas juger. Pendant 3 jours, prends une photo ou note ce que tu manges entre les repas.
- Changer une chose. Par exemple : ajouter une source de protéine à ta collation préférée. (Un œuf, un petit shake, une poignée d’edamame.)
- Être curieux. Qu’est-ce que tu ressens après cette collation? Tu te sens soutenu, ou ça rouvre la porte à d’autres envies?
À retenir
Ce n’est pas une question de “bon” ou “pas bon”. C’est une question de congruence. Est-ce que ce que tu manges entre tes repas est en ligne avec ce que tu veux vivre dans ton corps, ton énergie, ta relation avec la bouffe?
Et si ce n’est pas clair : c’est pas grave.
Mais ça vaut la peine d’y jeter un œil.
Peut-être que ce que tu croyais être un détail… c’est justement ça qui te ralentit.
Charles Légaré


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